La Dre Heather Blewett étudie les liens entre l’alimentation et le bien-être

La recherche scientifique était pour moi la seule option

Le sobriquet « muffin » qui avait été donné à la Dre Heather Blewett dans son enfance lui était réellement prédestiné.

Aujourd’hui, la Dre Blewett est une chercheuse de renommée internationale, rattachée au Centre de recherche de l’Hôpital Saint-Boniface, où elle s’efforce de comprendre le rôle que jouent les aliments sur la santé humaine. Certains de ses travaux, qui ont d’abord porté sur la farine de soja puis sur la graine de lin moulue, l’ont amené à servir de délicieux muffins à des volontaires dans le but d’étudier leurs effets sur l’organisme dans le cadre de recherches rigoureuses et de longue haleine. Ses travaux « … aident les consommateurs à faire de meilleurs choix et à mieux s’informer, tout en appuyant le secteur canadien de l’alimentation ».

Des collations faites au Manitoba

Les travaux actuels de la Dre Blewett visent à étudier divers problèmes liés au cholestérol et au sucre sanguin, problèmes qui la concernent tout particulièrement en raison de la prévalence du diabète de type 2 dans sa famille. Ses travaux visent à faire en sorte que des allégations santé à l’égard d’aliments précis respectent les normes de Santé Canada. Si ses recherches produisent les résultats escomptés, nous pourrions, par exemple, confirmer de façon définitive que la farine de soja et la graine de lin moulue abaissent les taux de cholestérol LDL (aussi appelé « mauvais » cholestérol), que le bétaglucane présent dans l’orge contribue à contrôler la glycémie, et qu’un nouveau type de collation pourrait aider les gens à se sentir plus rassasiés plus longtemps.

“Je ne me souviens pas d’avoir jamais voulu faire autre chose.”

Une tradition familiale et la voie de la réussite

La Dre Blewett a toujours voulu devenir chercheuse. Enfant, elle a passé de nombreux weekends dans le laboratoire d’anatomie où sa mère était technicienne. « Je ne me souviens pas d’avoir jamais voulu faire autre chose, souligne-telle. « On pourrait dire que la recherche scientifique est une affaire de famille dans mon cas. »

La Dre Blewett a fait ses études secondaires à l’école Oak Park, puis a obtenu un baccalauréat en écologie humaine à l’Université du Manitoba, avec majeure en alimentation et nutrition et mineure en administration des affaires. Elle a immédiatement poursuivi des études supérieures, encore à l’Université du Manitoba, puis a amorcé un programme postdoctoral, d’abord à l’Université de l’Alberta, pour ensuite revenir à l’Université du Manitoba.

Une fois ses études terminées, elle a accepté un poste au Centre canadien de recherches agroalimentaires en santé et médecine (CCARM) à SaintBoniface, une décision qu’elle n’a jamais regrettée. La Dre Blewett et ses collègues découvrent beaucoup de choses sur les bienfaits des aliments cultivés au Canada pour la santé humaine. Le CCARM est le fruit d’un partenariat entre l’Hôpital SaintBoniface, Agriculture et Agroalimentaire Canada et l’Université du Manitoba.

L’avantage Saint-Boniface

Malgré les obstacles parfois rencontrés et les frustrations occasionnelles, la Dre Blewett continue d’être passionnée par son travail. Elle est particulièrement reconnaissante de pouvoir travailler dans un établissement de pointe. « Nos locaux sont spacieux et de qualité, et nous disposons d’équipements perfectionnés, dit-elle. Sur le plan de la recherche, c’est du très haut calibre. » Elle souligne que Winnipeg est une ville où il est particulièrement facile de recruter des volontaires, qui se présentent en plus grand nombre que dans les autres grandes villes.

Respect du processus, patience et joie de la découverte

Il faut se montrer patient avant d’obtenir des résultats : études, analyses, minutie dans les moindres détails et rapports à n’en plus finir. Une fois le travail de recherche achevé, les données sont analysées par des tiers pour confirmer l’allégation santé avancée. Un article est ensuite proposé à une revue scientifique pour en étayer le contenu. Une demande d’approbation doit également être déposée auprès de Santé Canada. Il faut compter environ une année pour préparer la demande et une autre année pour en faire l’examen.

« Les moments « Eurêka  » sont passablement rares, malheureusement », déplore la Dre Blewett en parlant de la démarche des chercheurs. « Il y a des jours de grande frustration dans un laboratoire, quand on a l’impression que notre expérience débouchera sur des résultats incroyables, puis… rien. C’est pourquoi la recherche est un processus fastidieux, qui en vaut tout de même la peine. »

Pour en savoir plus sur la Dre Heather Blewett, chercheuse principale, Alimentation humaine et immunologie, Centre canadien de recherches agroalimentaires en santé et médecine, veuillez cliquer sur le lien suivant: http://www.sbrc.ca/ccarm/faculty/dr-heather-blewett/

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