La collaboration et la technologie au cœur de la réussite

La Dre Shelley Zieroth allie les soins aux patients à la recherche

Pour la Dre Shelley Zieroth, une cardiologue ayant grandi à Dauphin, le traitement des patients atteints d’insuffisance cardiaque et la recherche sur cette maladie vont de pair. En effet, la possibilité de combiner la recherche et les soins contribue à placer l’Hôpital Saint‑Boniface dans une classe à part. La capacité de traiter des patients cardiaques tout en les faisant participer à des études cliniques dans le même établissement permet d’obtenir de meilleurs résultats pour les patients traités et de faire des percées importantes pour les futurs patients.

« Les domaines de la pratique clinique et de la recherche ont fusionné, dit la Dre Zieroth, chef du Programme médical d’insuffisance cardiaque pour le Programme des sciences cardiaques de l’ORSW à l’Hôpital Saint-Boniface. Nous allons tous en bénéficier. »

La Dre Zieroth peut prendre part à plusieurs essais cliniques auxquels participent des dizaines de patients atteints d’insuffisance cardiaque. Elle collaborait par exemple à huit projets en février 2015. Les essais cliniques sont des tests contrôlés visant à analyser de nouveaux traitements. Les médicaments et les autres formes de traitements passent au stade des essais cliniques seulement lorsque leur sécurité a été prouvée en laboratoire. Les essais sur des patients aident les chercheurs à comprendre le réel potentiel d’un traitement et constituent une étape essentielle dans l’amélioration des soins aux patients.

« Dans le domaine de l’insuffisance cardiaque et de la recherche, on ne s’ennuie jamais. »

Faire des recherches qui comptent

Une collaboration aussi étroite entre les chercheurs et le personnel médical représente certainement un développement majeur dans le domaine des soins de santé par rapport à l’époque à laquelle la Dre Zieroth étudiait la médecine à l’Université du Manitoba, et la technologie en est un autre. L’un des domaines touchés par la technologie est la surveillance à distance des patients atteints d’insuffisance cardiaque.

« Les patients atteints d’insuffisance cardiaque reçoivent maintenant un défibrillateur, une sorte de stimulateur cardiaque, qui nous fournit de l’information par Internet sur leur état, explique la Dre Zieroth. Font-ils de la rétention de liquide? Ont-ils un rythme cardiaque irrégulier? C’est vraiment fascinant. À l’Hôpital Saint-Boniface, nous avons commencé à utiliser cette technologie pour suivre nos patients bien avant la plupart des autres provinces canadiennes. Le Manitoba est une vaste province et on n’y trouve qu’un seul centre pour l’insuffisance cardiaque. Les patients doivent donc parcourir de grandes distances pour s’y rendre. Nous pouvons réduire le nombre de suivis nécessaires et analyser les données de ces nouveaux appareils pour voir comment vont les patients pendant qu’ils sont chez eux. »

La Dre Zieroth et ses collègues ont publié leurs conclusions sur la surveillance à distance et participent à un essai clinique sur le sujet. « Nous tentons d’en apprendre plus sur les valeurs prédictives fournies par les diagnostics d’insuffisance cardiaque », ajoute-t-elle.

De plus, la Dre Zieroth continue de travailler avec les données produites dans le cadre d’une étude à long terme sur la relation entre l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale. Il s’agit d’un projet manitobain auquel participent 100 patients d’un essai clinique.

Resvératrol et insuffisance cardiaque

Un autre domaine de recherche bien en vue concerne le resvératrol, une substance présente dans la peau des raisins de couleur foncée et de certaines baies. Il a été démontré que cette substance a des effets très bénéfiques sur le diabète, les infections cutanées et d’autres problèmes de santé en raison de ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. La Dre Zieroth et ses collègues ont déjà fait d’importants progrès pour démontrer que le resvératrol peut aussi freiner la progression de l’hypertrophie cardiaque (un épaississement dangereux du muscle cardiaque). Les essais cliniques continus visent à prouver que le resvératrol peut améliorer le bien-être des patients atteints d’insuffisance cardiaque.

« Nous allons chercher toutes les façons possibles de sauver des vies ou de soulager les patients, affirme la Dre Zieroth. Dans le domaine de l’insuffisance cardiaque et de la recherche, on ne s’ennuie jamais. »

Soins axés sur le patient

Malgré les défis quotidiens liés à la prestation de soins spécialisés et à la recherche de pointe, la Dre Zieroth prend plaisir dans son travail en tissant des liens étroits.

« À la clinique de l’insuffisance cardiaque, nous cultivons de solides relations à long terme avec nos patients, leurs familles et les soignants. Ces liens sont particuliers, car l’insuffisance cardiaque est une maladie chronique et nous suivons les patients à travers les hauts et les bas. Nous connaissons des moments de joie, nous connaissons des moments de tristesse. Nous sommes parfois épuisés, nous vivons toutes sortes de choses, dit la Dre Zieroth. Nous nous engageons sur ce chemin ensemble. »

De plus, notre parcours est soutenu par les donateurs de la Fondation de l’Hôpital Saint‑Boniface.

« Nous avons certainement profité des dons qui ont servi à l’acquisition de diverses technologies ou de nouveaux appareils et qui ont permis d’améliorer les soins pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque de l’Hôpital Saint-Boniface. Nous sommes donc très reconnaissants aux personnes qui se sont montrées si généreuses », ajoute la Dre Zieroth.

Si vous avez aimé l’histoire de notre chercheur ainsi que sa cause, veuillez faire un don.